Les phases et effets secondaires

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# 05/12/2012 à 18:08 Malee
Bonjour
Je voulais me partir un nouveau sujet pour ne pas inoder mon témoignage avec mes questions
J'aimerais que on m'explique les phases du après PN
aussi j'ai des symptême physique dont un en particulier que je suis incable d'identifer correctement, quand je suis en manque de lui j'Ai comme des papillons au niveau du ventre sous le nombril, mais je me suis apercue que j'Avais aussi ce symptome quand je suis en colère je crois que j'ai de la difficulté a saisir la vrai emotion
# 06/12/2012 à 08:05 Victime
Bonjour Malée,

Excellente question, effectivement nous passons par des phases bien distingues.
La première est ce désespoir qui nous fait rompre la relation, nous sommes conscient que c’est nécessaire mais nous n’en arrivons à le faire que par dépit et nous le regrettons « avons-nous été méchant, aurions du nous armer de plus de patience…etc… ».
Tout de suite après il peut y avoir (dans mon cas) un vrai contentement, un vrai sentiment de fierté d’avoir pu surmonter, d’avoir eu la force de dire stop. Malheureusement ça ne dure pas, reviennent les sentiments de culpabilité et notre cerveau tourne en boucle sur des solutions. Vouloir la/le soigner, lui trouver des excuses. La raison prend le dessus, se rend compte que ce n’était pas possible, on en est conscient mais on ne veut pas y croire. La difficulté de devoir réprimer des sentiments nobles dans lesquelles ne veulent s’exprimer que de l’amour, de l’attention, de la compréhension doivent être réprimé.
Alors on cherche à définir exactement ce qu’il s’est passé, on arrive à mettre les idées sur certaines choses (je parle des cas les moins graves où il n’y a pas eu de violences physiques graves etc..) et on en revient à se demander « mais est-ce simplement pour ça que j’ai souffert et du mettre fin à la relation ? », ça paraît insipide, impalpable, notre réaction démesurée alors la culpabilité reprend le dessus. Nous cherchons alors plus loin, nous fouillons notre mémoire : « bon sang il doit bien y avoir des centaines de raisons, je me souviens avoir souffert, je n’en pouvais plus, je n’ai pas rêvé, pas imaginé » et vos souvenirs se dérobent, vous tentez de palper du brouillard. Quand vous trouver quelque chose vous les couvrez de votre sollicitude, de votre volonté à pardonner. D’où l’importance de tenir un journal des souvenirs, voila qui donnera de la consistance et fixera la raison d’avoir du tout arrêter.
En fait toutes ces choses se regroupent en une seule, votre manipulateur ne vous a jamais respecté (sauf pendant la phase d’approche).
Physiquement les effets varient en intensité d’une personne à l’autre. En ce qui me concerne, c’était une dose de stress largement au dessus du supportable, concrètement : le cœur qui semblait s’emballer, un sentiment d’épuisement complet, des angoisses paralysantes, des impressions de mourir, des idées morbides, une fatigue continuelle et une impossibilité à me concentrer au boulot.
Après la rupture, je n’ai plus eu d’idées morbides mais des angoisses me paralysaient, je pouvais rester 1h dans le fauteuil à ne plus pouvoir bouger (en position fœtale), l’envie de la retrouver de tout recommencer qu’il fallait combattre.
D’une paralysie tous les jours, j’en suis arrivé à une par semaine (après 3 mois), ensuite mes angoisses se sont transformées en une fatigue profonde, une envie de tout plaquer et de changer de boulot, de pays, de monde même. Cette phase a encore duré 3 mois. Ensuite les phases s’espacent, de tous les jours on passe à deux jours puis une fois par semaine. Toujours cette fatigue qui accompagne les journées.
Par après on prend ces périodes comme des rémissions. C’est très déstabilisant au début car on en arrive à être plus relax et on pense que c’est terminé, mais non ça revient alors on peut être tenté de se décourager et de craquer. Ces périodes doivent être prisent comme des victoires, comme des moments où il faut reprendre des forces.
Après un an les espacements entre les rémissions sont plus supportables et donnent beaucoup d’espoir, les rechutes vers le côté sombre sont toujours là mais il ne faut pas lâcher. La fatigue est encore là, on sent avoir puisé dans nos réserves et que nous avons besoin de nous revitaliser par du repos ou des activités – tout dépend de la personne.
Après 2 ans, ça devient plus confortable, on comprends beaucoup de choses, on arrive à prendre du recul, à ne plus excuser notre manipulateur.

Voilà j’espère avoir répondu à votre question.
Bon courage
V.
# 06/12/2012 à 22:21 emilie
Coucou Malee,

Victime a parfaitement expliqué toutes les phases. Nous avons tous passé par ces phases qui je pense sont nécessaires à la reconstruction. Mais voila, pour le moment, vous êtes dans la phase du manque, mais pour la dépasser, vous devez obligatoirement arrêter de prendre des shoots et de le voir. Il faut du temps, mais cela vaut vraiment le coups. Les petits papillons que vous ressentez sont un mélange de peur, d'angoisse et de manque. Vous avez peur de sa réaction, vous avez peur de ce qu'il peut penser et surtout vous avez peur de ne pas réussir à vivre sans lui. Vous devez d'ailleurs hésiter entre l'appeler ou non, entre gardez le contact ou couper les ponts. Mais vous devez couper les ponts pour une meilleur reconstruction
# 08/12/2012 à 16:23 calice
Victime a très bien expliqué l'après PN. et Emilie très bien expliqué ces émotions multiples que l'on ressent dont la peur et la colère.

les 4 émotions principales étant la colère, la peur, la joie, la tristesse.
dans nos cas ici à tous et toutes, on ressent beaucoup essentiellement la peur et la colère.

La peur,la peur de le voir, de le contacter, la peur de sa réaction, la peur de ce qu'il peut penser de vous, la peur du manque, la peur du vide, etc.
dans la peur, on ressent de l'angoisse, de la panique, on est agité, on cogite beaucoup, on tourne en rond, on se sent bloqué, on est très inquiet, on sent le danger mais on ne l'identifie pas car on ne sait pas trop l'identifier, nous n'avons pas de prise, pas de danger physique (pour ceux et celles qui ne sont pas battus) pas de danger palpable, concret mais sourd et vicieux.

on ressent la colère, la colère d'avoir été trompé, eu, la colère d'avoir été trahie, la colère de celui ou celle qui se débat contre quelque chose qu'elle n'arrive pas à identifier, la colère pour défendre notre intégrité, la colère sur nous, sur l'autre, la colère pouvant entraîner une fureur quand on se réveille et qu'on a compris.
dans la colère, on ressent de la frustration, du mécontentement, de la haine, on est énervé, on rage, on peste, on veut pleurer, on peut être violent.

la peur et la colère se manifestent par différent symptômes physiques comme les papillons dans le ventre ce qui est de la peur pour moi, j'en ai ressenti beaucoup de ces papillons m’imaginant que c'était l'amour, les sentiments mais en fait c'était la peur de le voir, j'angoissais, j'avais mal au bide. j'avais peur. il peut y avoir des malaises, le souffle coupé, le coeur qui bat trop vite, etc etc. il y en a tant selon les personnes.

ce qui est important c'est d'identifier l'émotion de base. colère ? peur ? tristesse ? la tristesse étant l'émotion facilement repérable je trouve, on se sent abattu, envie de pleurer, on est déçu, on est en manque, on est déprimé, mais l'envie de pleurer peut-être aussi de la rage, pleurer de rage ! alors c'est la colère. si les pleurs sont des pleurs profonds, des sanglots, c'est la tristesse, si ils sont bloqués par la frustration comme un enfant qui pleure de rage parce-qu'il se sent frustré, c'est la colère.

dans l'après pn , on passe par des périodes où tout se mélange, peur, tristesse, colère, joie parfois aussi c'est possible quand on se sent bien loin de lui. et on passe par des phases difficilement identifiable.
on les identifie quand on arrive à se couper de l'autre, à ne plus le voir, on y voit plus clair en nous.

j'écrivais dans mes moments de perdition, je lâchais tout, j'ouvrais les vannes, je le traitais de tous les noms, lui disait que je lui en voulait pour ce qu'il m'a fait (mots que je gardais pour moi évidemment), je le haissais, je l'aimais, je le détestais, je le maudissais, il me manquait ! bref, tout ce qui pouvait sortir.

et puis tenir un journal où on a noté ce qu'il nous a fait, fait subir, ce que l'on a ressenti. et le lire, le relire dans ces périodes de doutes, affreuses ou subitement on se dit mais non j'ai rêvé , c'est pas possible, c'est moi, c'est ma faute, c'est tout simplement une relation comme une autre, j'ai peut-être été trop dure, méchante etc etc et je laisse là ce passage de victime qui résume tout ça , car c'est exactement ça.

"ça paraît insipide, impalpable, notre réaction démesurée alors la culpabilité reprend le dessus. Nous cherchons alors plus loin, nous fouillons notre mémoire : « bon sang il doit bien y avoir des centaines de raisons, je me souviens avoir souffert, je n’en pouvais plus, je n’ai pas rêvé, pas imaginé » et vos souvenirs se dérobent, vous tentez de palper du brouillard. Quand vous trouver quelque chose vous les couvrez de votre sollicitude, de votre volonté à pardonner."

et ce n'est quand on ne l'excuse plus, qu'on a fait un très grand pas vers la guérison. mais pas avant.
# 28/12/2012 à 16:09 april
Malee, comment allez-vous? J'ai pensé à vous en me mettant du sirop d'érable partout il y a pas longtemps, mais pas dans votre coin, que je connais un peu!
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