savoir reconnaître, savoir arrêter les répétitions de shéma et avoir les capacités pour

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# 27/02/2015 à 08:59 alabama
Bonjour à tous et à toutes,

je me livre à vous en lisant certains témoignages ici, j'espère trouver des solutions plus que de ruminer. mon titre est long mais j'ai rien trouvé d'autres. pour résumer même si c'est pas simple dans ce genre de choses

j'ai été victime d'un PN il y a quelques années, un ami de longue date. (20 ans) j'en ai beaucoup souffert. je passe tous les détails mon histoire est la même que beaucoup d'entre vous. j'étais en couple et je le suis toujours, c'est ça qui m'a sauvé.

il y a plus 2 ans je rencontre dans le cadre de mon travail un homme avec un statut important qui me plait sans plus mais lui me fait du rentre dedans. en couple, je n'ai jamais tenté quoique ce soit même si l'attirance était là. ayant été très déçue et meurtrie par mon histoire passée avec cet ami pn. je suis méfiante. cet homme au travail n'avait à priori rien à voir avec cet ami pn, pas de narcissique apparent, quelqu'un de plutôt simple même et j'ai fini par laisser tomber mes défenses il y a quelques mois en m'autorisant une "amitié" ou plutôt un rapprochement plus chaleureux, vu que je me sentais plus en confiance. il m'a pris mon numéro de portable et a commencé à me draguer, j'ai fini par le refroidir même si ça m'amusait. dernièrement il m'a lancé un truc méchant comme quoi mon conjoint faisait un travail inutile et qu'il était inutile, j'étais incapable de lui rentrer dedans et j'ai maintenant une grande colère en moi, la même que j'avais quand l'ex pn l'avait été et que j'avais été incapable de lui dire les choses.
vous allez me dire que ce n'est pas un pn mais juste un homme vexé (il est marié j'ai oublié de le préciser) que je ne réponde pas forcément à ses avances. seulement je m'aperçois d'un mécanisme qui s'est mis en place et le même que celui avec l'ex pn, c'est à dire la relation miroir. Ce collègue me trouve très intéressante quand je réagis comme lui. etinconsciemment il m'arrive d'être comme lui. je ne comprends pas bien ce mécanisme psychologique.
je comprends aussi que les autres peuvent m'utiliser comme réceptable à leurs colères, angoisses, stress. ma mère était comme ça. je n'ai fait aucune thérapies, tout ça je l'ai compris à force de m'auto analysé et d'analyser les situations suite à la relation avec cet ex pn. j'essaye de me comprendre et de comprendre pourquoi je met en place ce mécanisme là.
ce collègue en question a un poste très important et il a évidemment le statut mais j'ai été très blessée même si il a voulu se rattraper après qu'il critique mon conjoint. l'ex pn avait été pareil. comme si ils étaient jaloux, orgueilleux.
autre chose, il a tenté pendant des mois à avoir mon tél, au début il m'écrivait , me répondait , maintenant plus rien, je pensais très naivement (encore !) qu'on pouvait avec une relation "normale" mais non. et ses silences me font encore mal.
pourquoi suis je comme ça ? pourquoi tomber dans le panneau encore une fois ? hasard de la vie même si je n'y crois pas trop, j'ai revu une ancienne amie d'enfance avec qui je n'ai plus de points communs et rien à dire, mais elle s'accroche, je me suis rendue compte que j'avais attirée pendant la première période de ma vie des gens tordus, pas nets. j'ai rompu, coupé les ponts avec une autre amie d'enfance qui était tout aussi tordue.

je tiens à préciser que je ne vis pas à un pn. mon conjoint a son caractère mais il ne m'a jamais fait de mal. il m'a toujours encouragé et soutenu.

je suis encore dans une répétition de shémas, j'essaye d'adapter mon comportement en fonction. la vérité la plus frappante c'est que certaines personnes sentent que je peux prendre leur angoisse, leur stress, leurs défaut et qu'ils se déchargent sur moi, ma supérieure hiérarchique est comme ça. et du coup j'ai le mauvais rôle.

j'aimerais me centrer sur les solutions que je peux trouver, je repère les répétitions mais parfois trop tard. ma solution pour l'instant est d'adapter mon comportement à temps dès que je repère une situation. mais ma faiblesse c'est dans l'exemple de ce collègue d'avoir baisser les armes et de lui avoir fait confiance et là il s'est permis des choses qu'il ne se serait jamais permis avant par respect.

j'ai aussi changé sur une chose mais j'ai encore du boulot, dire les choses, cash parfois, et ne plus laisser planer des doutes ou des sous entendus sauf que je le fais mal, je suis parfois trop autoritaire. j'aimerais pouvoir dire les choses clairement , en ayant confiance en moi, et de ce fait me faire respecter.
je n'ai pas dit mon dernier mot à ce collègue mais je vais lui dire que ce qu'il m'a dit m'a blessé. qu'en pensez vous ? j'en ai parlé à mon conjoint qui n'en a rien à faire, il me dit de laisser tomber, qu'il ne comprend rien.

merci de me donner votre avis. merci de votre écoute.
# 27/02/2015 à 09:07 alabama
je précise une chose, concernant mon conjoint il m'a dit qu'il était inutile dans son travail. parce-qu'on parlait de l'entreprise dans laquelle il travaille. en précisant qu'il ne critiquait pas ceux qui travaillent dans cette boite.
parce-que si il m'avait dit qu'il était inutile comme ça, j'aurais été très agressive, là j'ai répondu vous dites que mon conjoint est inutile dans son travail c'est faux. c'est tout ce que j'ai dit. mais en fait j'avais envie d'être très méchante et de lui dire si il est inutile dans son travail il est très utile dans sa vie privée contrairement à certains (parce-que ce collègue travaille beaucoup et n'a pas trop de vie de famille).
# 19/03/2015 à 06:38 Halto
Bonjour Alabama,
D'ailleurs il est très tôt et le jour ne s'est pas encore levé...Je relève ce passage de votre mail qui m'a sauté aux yeux.
mais ma faiblesse c'est dans l'exemple de ce collègue d'avoir baisser les armes et de lui avoir fait confiance et là il s'est permis des choses qu'il ne se serait jamais permis avant par respect.
Tout est là d'après moi! Pourquoi fonce-t-on dans les pièges que l'on a repérés?? Pourquoi veut-on absolument croire que les gens ne sont tels qu'on est foncièrement persuadés qu'ils sont??? Est-ce qu'on irait vers un crocodile en se disant "...bon allez il a une bonne bouille tous comptes faits!" ...Non on ne ferait pas cela car on sait que l'on serait alors victime d'un drame atroce. Par contre, comme ça, sans crier gare, on décide qu'un tordu a changé et que même s'il n'a pas changé, pour nous, il fera une exception et n'attaquera pas!
Dans mon idée, si l'on agit ainsi, c'est soit de l'inconscience, soit de l'ignorance, soit on répond à un reflexe conditionné qui fait de nous quelqu'un qui va vers une forme d'abus psychologique et moral, en position de victime.
Je vois ça comme ça ...
Happy day
# 20/03/2015 à 13:33 alabama
Bonjour Halto et merci pour votre réponse,

je suis totalement d'accord avec ce que votre questionnement :

"Pourquoi fonce-t-on dans les pièges que l'on a repérés?? Pourquoi veut-on absolument croire que les gens ne sont tels qu'on est foncièrement persuadés qu'ils sont???"

je crois que je suis dans un réflexe conditionné, ce n'est pas de l'ignorance ni de l'inconscience et je vais pousser mon côté pathologique encore plus loin (pathologique mais pas desespérée je précise puisque j'en suis consciente et que j'ai vraiment envie de changer ça. ) quand je baisse les armes c'est que j'ai envie d'y croire encore, croire en l'humanité chez chacun. croire que je me suis trompée aussi , que je ne peux pas toujours me planter, c'est aussi fatigant d'être dans une sorte de vigilance régulière, de repérer les mécanismes et d'être sur le qui vive. j'aurais du continuer à prendre de la distance, je n'aurais pas du lui laisser mon numéro de portable aussi. oui mais je l'ai pas fait parce-que je suis humaine et que parfois j'ai plus envie d'être dans cette vigilance mais j'ai envie de vivre sans méfiance. ce qui allège beaucoup la vie quand même !

si il s'est obstiné c'est qu'il sentait que je pourrais craquer, que la porte n'est pas totalement fermée sinon il m'aurait laissé tomber.

j'ai foncé dans le piège que j'ai repéré par faiblesse, ça fait mal de dire qu'on s'est planté, et la confiance en soi en prend un coup, je suis en colère contre moi. je vais commencer une thérapie à mon avis parce-que je suis encore bloquée quelque part. il y a une souffrance. ce n'est pas de la naiveté.
# 21/03/2015 à 07:21 Halto
quand je baisse les armes c'est que j'ai envie d'y croire encore, croire en l'humanité chez chacun. croire que je me suis trompée aussi , que je ne peux pas toujours me planter, c'est aussi fatigant d'être dans une sorte de vigilance régulière, de repérer les mécanismes et d'être sur le qui vive. j'aurais du continuer à prendre de la distance, je n'aurais pas du lui laisser mon numéro de portable aussi. oui mais je l'ai pas fait parce-que je suis humaine et que parfois j'ai plus envie d'être dans cette vigilance mais j'ai envie de vivre sans méfiance. ce qui allège beaucoup la vie quand même !

Etre humain ce n'est pas s'offrir en sacrifice, et même pas dans la Bible puisqu'il est écrit : "Charité bien ordonnée commence par soi-même."
Croire en l'humanité d'un Pervers ou en celle d'un crocodile donne rigoureusement le même résultat.On se fait engloutir...
Il est impossible de vivre sans méfiance. Cela se paye au centuple. Mieux vaut que vous continuiez à apprendre leurs stratégies, leurs réactions etc...C'est très drôle à observer lorsqu'on a appris à se protéger radicalement.
Pour moi chère Alabama, vous avez en effet un travail de réflexion à faire sur pourquoi vous vous offrez en victime consentante.Car vous pourriez démultiplier vos capacités d'amour, cela ne changerait en rien l'avidité strictement égoiste et narcissique d'un Pervers. Au contraire plus vous donnerez et plus il vous sera pris!!!!
# 21/03/2015 à 14:47 alabama
merci Halto pour m'avoir fait comprendre une chose, celle de la victime consentante, je suis allée du coup voir quelques articles sur le net à ce sujet et j'ai compris certains mécanismes. je vous laisse le lien si ça intéresse quelqu'un

http://www.redpsy.com/infopsy/victime.html

ces passages m'ont vraiment parlé ! :

"Parce qu’elles n’osent pas réagir ouvertement, les «victimes» n’ont jamais l’occasion de déceler la peur qui caractérise ceux qui s’acharnent sur les gens sans défenses. Elles n’ont jamais l’occasion de voir que leurs «bourreaux» tout-puissants sont trop timorés pour perpétrer leur agression ouvertement. Cette ignorance contribue à les maintenir dans leur attitude passive et leur position de victime. "

"(...) comme tous ceux qui «se laissent manger la laine sur le dos», s’en veulent probablement, au fond, d’être aussi bonasses. Chaque fois qu’ils se montrent trop tolérants, leur estime d’eux-mêmes diminue et la côte devient plus difficile à remonter."

c'est tellement vrai pour moi, je suis trop tolérante !

"(....) Tout «harceleur» connaît bien ce scénario et peut le prévoir assez facilement. Il sait reconnaître les personnes qui choisissent ce mutisme comme méthode de protection et sait s’en servir pour asseoir son pouvoir. Il sait qu’il peut toujours compter sur cette inhibition pour aller aussi loin qu’il le désire dans son attaque abusive, qu’il ne rencontrera aucune résistance réelle. Pour des raisons morbides qui lui sont propres, il accueille à bras ouvert cette opportunité que lui présente sa victime.

Cette dernière s’illusionne en croyant avoir adopté la meilleure stratégie pour se protéger. La victime se met elle-même gravement en danger en croyant éviter le pire. Elle invite à tous les abus, elle pousse son «bourreau» à vérifier dans l’action jusqu’où il peut aller impunément. Mais, pire encore, elle se condamne à se mépriser elle-même de ses compromis et de sa lâcheté devant les gestes qu’elle désapprouve parce qu’ils sont contraires à ses valeurs"

"Essentiellement, ces actions consistent à se défendre. Il s’agit de prendre position ouvertement pour refuser les traitements abusifs et d’aller jusqu’au bout de cette défense, même si on n’obtient pas tous les résultats désirés. S’il arrive qu’on choisisse de renoncer en cours de route, il est important de le faire en sachant que ce recul aura des conséquences néfastes et qu’il faudra y pallier par une aide psychothérapique"

je suis souvent sur le mode "défensive" et que le fait d'avoir baisser les bras m'a couté cher et que même si c'est fatiguant je dois continuer dans ce sens pour adopter des mécanismes, des défénses automatiques qui ne me fatigueront plus, c'est à dire plus de confiance et m'exprimer clairement, sans attendre !

dans cet article si vous le lisez je me reconnais dans le cas d'Elisabeth. j'encaisse beaucoup. mon silence me rend complice et donc victime consentante.

ah un grand merci Halto pour m'avoir expliqué en quelques mots ouvert une porte, je suis aussi en capacité de l'netendre puisque si vous m'aviez dit cela il y a quelques temps ou quelques années, je n'aurais pas tout saisi réellement, le travail de conscience est très long. j'ai beaucoup souffert d'un pn et je vois que le travail est encore long mais j'approche plus de la guérison que de la prise de conscience il y a 4 ans.

bonne journée
# 22/03/2015 à 09:52 Halto
Bonjour Alabama,
Je crois vraiment que ne pas écouter ses ressentis, c'est ne pas se respecter. Notre cerveau reptilien ou notre inconscient ou encore notre ange gardien (que d'instances pour nous accompagner et nous protéger! )
nous envoient en permanence des signaux d'alarme en cas de mauvaise rencontre. Se refuser à ces ressentis profonds, viscéraux, instinctifs se paye le prix fort!
Chère Alabama si nos échanges vous ont servi à avancer vers la connaissance de vous-même alors j'en suis très heureuse. j'ai moi-même très longtemps refuser de couper certaines relations, d'écouter mes frayeurs et envies de fuir fugaces mais intenses et finalement les relations se sont terminées au milieu d'un beau saccage! Dans mon cas des parents terriblement toxiques (aliénation parentale, chantage affectif, instrumentalisation etc...). Impossibilité de dire ce qu'il y avait à dire sous peine de représailles d'une extrême violence psychologique, voire physique...Passivité acquise. Peur constante...
La libération lorsqu'on y arrive est un accomplissement extraordinaire ; se rencontrer soi pour rencontrer les autres...Les bons et les sincères, les faux et les toxiques, les ptis malins, les grands généreux...Peu importe car on sait ensuite faire le tri et on sait jusqu'où la relation peut aller . Là où elle doit absolument s'arreter...
Bon dimanche : )))
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