Est-il un manipulateur, un pervers, un narcissique ?

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# 22/08/2015 à 15:27 elisa
Bonjour,

j'ai lu la description du manipulateur pervers narcissique et je me demande si l'homme que j'ai rencontré en est un. J'ai vécu avec un PN, je pensais que les traits saillants d'une telle personnalité me sauteraient aux yeux.
Cet homme, je l'ai rencontré sur un site internet. très vite, il m'a parlé d'amour, très vite, il a voulu me rencontrer. J'ai freiné les choses, j'avais besoin de temps. Et puis, nous nous sommes rencontrés. Il est beau, très beau, très attirant, élégant, extrêmement brillant. Il est doux, tendre, attentionné. Pourtant, très vite, j'ai peur, peur de dire certaines choses. Il n'élève pas la voix du tout, il est si calme que je le trouve très froid, inexpressif. Moi, je suis une émotive, et mes émotions se voient et s'entendent, je suis une anxieuse et ça se voit aussi. Un jour que je lui ai fait part d'une très grande joie par téléphone, il m'a répondu froidement que j'étais irrespectueuse car je n'avais pas pris le temps de lui demander si je le dérangeais. Je venais d'être reçue à un examen très difficile, il est vrai que je n'ai pas été polie, j'étais tellement heureuse. J'ai senti qu'on m'écrasait la poitrine. Plus tard, il m'expliquera que mon comportement était "inapproprié". Pendant une seconde, je me suis dit "fuis tout de suite", avant de refuser de voir des pn partout. Dès nos premières rencontres, j'ai eu d'étranges impressions. Il avait réagi un peu durement parce que je lui avais demandé s'il pouvait "réparer" mon ordinateur alors qu'il venait d'aller se coucher. Il avait utilisé celui-ci toute la journée, je n'vais pas pu travailler. Je ne me couchais pas à cause d'une infection, laquelle se révèlera être la conséquence d'une met dont il est porteur. Je voulais travailler un peu sur mon ordinateur mais il était bloqué. Il m'a trouvée égoïste, ne prêtant pas attention à sa fatigue, l'extirpant du lit alors qu'il était nu et vulnérable. je me suis excusée, mais en y repensant, je me suis dit que lui non plus, n'avait pas été très attentif à mon matériel en l'occurrence. Plus tard, il me dira que je me sens au dessus des autres et que je ne vois pas que parfois, mes réactions entrainent une agressivité légitime.
J'ai eu peur, quand j'ai voulu lui demander de pratiquer une sérologie hic, il trouvait cela "irrationnel" car il était sûr de lui. Plus tard, j'ai appris qu'il avait la réputation de draguer des femmes, qu'il traitait de "malades mentales "quand elles le repoussaient. Je lui en ai parlé, il a démenti, il voulait savoir qui m'avait appelée, il voulait mettre les choses à plat. Plus tard encore, je découvrirai qu'il a en effet des correspondances avec des femmes, qu'il a envoyé des mais contenant les mêmes mots qu'il m'avait écrits, qu'il parle de moi, de mon intimité, de mon histoire, qu'il a retrouvé une fille rencontrée en co-voiturage, qu'il en a embrassé une autre… Il me dira qu'il était perdu, qu'il ne savait pas où nous allions, qu'il avait peur que je l'abandonne, qu'il voulait seulement ne pas se retrouver seul au cas où, qu'il était en train de changer pour moi. Il m'a demandé de lui pardonner. Dans le même temps, je souffrais et quand je lui ai demandé le nom de la met, il s'est montré inquiet des proportions que je donnais à quelque chose d'anodin selon lui. Il avançait toujours un excès de travail pour ne pas faire les choses. J'ai pratiqué des analyses, la peur au ventre. Lorsque j'ai voulu mettre fin à cette relation, il a fait des analyses de son côté et s'est excusé, disant qui'l avait été dans le déni. Petit à petit, il disait "tomber" amoureux. Il a décidé seul de me faire un enfant. Nous avons chacun 46 ans, nous ne vivions pas ensemble, il a 4 enfants, il est surendetté, nous habitons à 800 km l'un de l'autre, comment ferions-nous, j'ai refusé de déménager pour vivre chez lui ,comme il le proposait. Il a décidé de demander sa mutation pour être près de moi. J'ai fait une fausse-couche, j'étais chamboulée, plus émotive sans doute que d'habitude, et il me reprochait ce trop plein d'émotions. Il me parlait souvent de toutes les femmes, très nombreuses, qu'il avait connues, de leur corps. Il me comparait souvent. Il aime les femmes très rondes, je suis très mince, il aime les blondes, je suis brune. Souvent, il me disait que j'étais magnifique. Il n'a cessé de me dire que j'étais merveilleuse, hors normes, d'une rare beauté, un fantasme d'homme. Pourtant, de façon maladroite comme il le dira, il vantait la beauté parfaite de la poitrine de l'une, du ventre de l'autre, des fesses d'une autre encore, tout en m'assurant que je n'avais rien à leur envier car, moi, il me trouvait belle parce qu'il m'aimait. Je n'osais pas appeler, j'avais l'impression de le déranger. en revanche, lorsqu'il était chez moi, ses enfants l'appelaient des heures durant pour faire leurs devoirs de maths. J'attendais sagement, sans mot dire car il ne voulait rien dire à ses enfants. Je me sentais un peu prisonnière dans mon propre chez moi. Il souffre aussi d'apathie, dormant parfois 24 heures d'affilée, me laissant dans l'attente de son éventuel réveil. Parfois, j'ai fini par partir, et il m'a reproché de ne pas avoir laissé de mot. J'ai mis un mot et il m'a dit avoir eu peur que ce soit un mot d'adieu, de chez moi !! J'étais fatiguée de sa fatigue, la même qu'au téléphone, quand il me disait qu'il manquait de ressources pour me parler. Comme il est surendetté, je n'osais pas lui demander de contribution pour les courses lorsqu'il venait toute une semaine. Il publiait souvent son portefeuille quand on sortait. Il m'a reproché certaines dépenses (avec mon propre argent) sous prétexte que lui ne pouvait pas acheter ce qu'il voulait à ses enfants. Peu à peu, j'ai eu peur. Il m'a invitée un jour au lunch et m'a réprimandée, toujours sans élever la voix, pour avoir pris une assiette de crudités qui augmentait l'addition de 2 euros. En revanche, il vidait mes placards de toutes les friandises que j'avais pu acheter, et ce, sans le moindre scrupule. Je n'osais rien dire, je pensais qu'il ne pouvait pas se les offrir.
Il y a 2 semaines, il avait prévu de venir me voir durant 6 jours. J'ai du réorganiser tout mon emploi du temps, j'ai renoncé à partir quelques jours avec une amie. Et puis, il m'a annoncé qu'il écourterait son séjour de 3 jours car il devait garder son fils. Et, pour une fois, j'ai senti en moi la colère, j'ai dit "non". J'ai préféré annuler sa venue, je ne pouvais plus accepter de sacrifier mon travail ou mes amis quand lui ne renonçait jamais à rien. Il aurait pu s'arranger mais il ne l'a pas fait. Il a affirmé que je l'avais sacrifié et a décidé de me quitter. Quelques heures auparavant, il me disait que j'étais la femme de sa vie, qu'il n'attendait rien de plus, qu'il voulait qu'on vivre ensemble. J'ai été sidérée, meurtrie, anéantie. J'avais tout pardonné, tout accepté, j'acceptais de lui faire confiance et j'ai eu ce sentiment d'être trahie. Je lui ai dit tout ce que j'avais sur le coeur et il m'a traitée de "malade mentale". Il m'a trouvée agressive, hystérique, révélant mon vrai visage. Et puis, il a proposé de continuer à nous voir, pendant les vacances, sans engagement, me disant qu'il m'aime mais qu'il savait que nous ne pourrions pas être heureux ensemble sur le long terme.
Cet homme a été, à certaines moments, d'une beauté, d'une force, d'un réconfort, d'une tendresse que je n'avais jamais connus. Il ne m'a jamais brutalisée, au contraire. Il ne me dénigrait pas. A l'extérieur, il était plutôt timide, mal à l'aise tandis que j'entre en contact avec tout le monde. Il n'a aucun ami, ce que je ne comprends pas. Il passe ses journées au lit, il joue aux échecs sur son portable, il écoute la radio. Il parle beaucoup de philosophie, il écrit.
Quelque chose m'a échappé sans doute, je ne reconnais pas le profil du pn. Il est manipulateur, il argumente de façon pervertie et je lui ai déjà dit. Il est dominateur, jaloux, psychorigide.
Mais s'il était pn, pourquoi m'aurait-il quittée, comme ça, pourquoi ne s'accroche t-il pas plus ? Il dit bien sûr qu'il ne veut pas me perdre mais il reste distant, alors qu'il a toujours eu un grand besoin d'échanger, par sms, par mail, par téléphone. Mais qi est-il donc ?
# 03/09/2015 à 19:36 elisa
Bonjour,

Si quelqu'un a un avis, je veux bien le lire. Si personne n'a d'avis, je veux bien aussi le savoir.

Merci.
# 05/09/2015 à 12:28 Halto
Bonjour Elisa,
Je me présente , ex-victime d'un manipulateur narcissique et pervers...
Vous dites :
Mais s'il était pn, pourquoi m'aurait-il quittée, comme ça, pourquoi ne s'accroche t-il pas plus ? Il dit bien sûr qu'il ne veut pas me perdre mais il reste distant, alors qu'il a toujours eu un grand besoin d'échanger, par sms, par mail, par téléphone. Mais qi est-il donc ?
Mon avis
Il joue aux échecs, et la stratégie est son royaume.
Ainsi peut-être attend-il que la petite capricieuse que vous êtes(dans sa tête à lui) fasse un vrai mea culpa. En effet si j'ai bien compris c'est encore vous (dans sa tête) qui êtes à l'origine de la dispute et de l'éloignement.
S'il n'est pas pervers il est fragile, trop fragile pour accepter les tous petits désordres occasionnés par les petites différences entre lui et vous, ou par vos besoins ou envies personnelles...Il me donne l'impression de fonctionner comme un vieux garçon égoiste qui aurait peut-être été un enfant particulièrement gâté ou choyé.
Dans l'un comme dans l'autre cas, je pense que la vie à deux n'est pas souhaitable.
Un détail concernant les pervers: ils abandonnent immédiatement leur victime dès lors qu'ils en ont trouvé une autre plus valorisante ou lucrative...Un pervers sait donc parfaitement tourner le dos à sa victime.
Ou en êtes-vous maintenant avec lui?
# 05/09/2015 à 15:06 elisa
Bonjour Halto, un grand merci pour votre réponse.
Vous avez raison, durant 3 semaines après la rupture, nous sommes restés en contact par téléphone. C'est moi qui l'ai rappelé, j'avais trouvé toute cette violence soudaine entre nous incompréhensible. Il m'avait vraiment fait mal, et je m'étais défendue en me montrant, moi aussi, capable de véhémence. Je voulais retrouver l'homme que j'avais rencontré, j'ai pensé que nous nous étions égarés. Il m'a proposé d'être sa "maîtresse", qu'il viendrait voir lors des vacances scolaires, sans engagement de part et d'autre, nous laissant libres de rencontrer qui on voudrait. Je n'ai rien dit, je gardais en moi l'immense chagrin et j'essayais d eme contenir. Je crois que, sur le coup, j'étais prête à accepter, du moment que je puisse le revoir. Mais, au fil de nos échanges, je me sentais de plus en plus mal, je me sentais étrangère à moi-même, je ne savais plus qui était cet homme. Comment avait-il pu me dire que j'étais La femme de sa vie, avoir voulu un enfant quelques semaines avant et être d'un coup indifférent, ne plus me voir que comme un e amante parmi d'autres !
Et puis, je n'arrivais plus à lui parler comme nous le faisions, je n'arrivais plus à me confier, et il me reprochait de mettre de la distance. Surtout, il finissait toujours par revenir sur ce qui s'était passé, et, comme vous le dites, il attendait que je fasse mon mea culpa. Il me demandait si, selon moi, je n'avais pas fait une sorte de "rupture psychotique", si je ne sentais pas comme j'avais été violente, irrespectueuse, si je comprenais comme j'avais été agressive avec lui. Il m'a accusée de mensonge et de manipulation. Lorsqu'il m'avait appelée pour écourter son séjour, je n'avais pas eu le temps de lui dire que je devais, à ce moment là, être hospitalisée suite à une fausse couche, que j'aurais eu besoin de sa présence plus de 3 jours. Je n'avais pas pu lui dire, j'étais sous le coup de l'émotion, je devais penser à me réorganiser. Je le lui ai dit le lendemain mais il m'a dit que mes arguments étaient "irrecevables". Il m'a reproché de ne pas li avoir demandé simplement de venir, mais lorsque je l'avais fait, en larmes, il m'a accusée de "jouer" avec lui. Peu à peu, nos discussions se sont durcies, je refusais de le laisser dire tout et n'importe quoi. M'accuser de ne rien dire quand on m'empêche de parler, je trouvais ça excessif. Il m'accusait de ne pas lui avoir demandé de "renoncer" à voir son fils mais c'était à lui de prendre cette décision et il m'avait souvent fait comprendre que je ne devais pas le déranger quand il était avec ses enfants.
Il a senti que je m'opposais à lui et j'ai appris qu'il était reparti "en chasse" puisqu'il est connu comme tel sur le site où nous nous étions rencontrés. Je lui ai envoyé un mail "définitif", il a répondu de façon à dire qu'il a toujours voulu me venir en aide mais que mes troubles psychiques étaient trop importants.
Quelques heures plus tard, il avait déjà des RV.
Aujourd'hui, je sais que je ne fais plus partie de sa vie, sinon dans le récit qu'il en fait, avec tous les détails les plus sordides sur chacune de ses innombrables maitresses. Quant à moi, je suis simplement anéantie. Il a réveillé des rêves dont je pensais avoir fait le deuil, il était une évidence à bien des moments, mon ventre et mon coeur sont vides à présent, voilà.
# 06/09/2015 à 10:08 Halto
Bonjour Elisa,
Mais quel enfant gâté et capricieux que ce monsieur ! Très beau, intellectuellement brillant, aux conquêtes faciles...Ne serait-il pas devenu quelque peu tyrannique avec tous ces dons du ciel??
Personnellement il m'agace au plus haut point, étant donné qu'il ne se remet en question sur rien, et me rappelle donc le bellâtre à qui tout était dû que j'ai quitté il y a 3 ans et demi.
Je pense que malgré votre déception amère, il est temps de prendre une feuille et de noter, d'un côté les problèmes rencontrés au cours de votre relation, et de l'autre côté de noter qui s'est trouvé responsable des difficultés selon lui...Vous verrez apparaître que d'après lui vous êtes la seule responsable de l'échec de la relation. Ce qui lui permet de se détourner tranquillement de ses responsabilités dans votre histoire, et d'aller voir ailleurs s'il n'y a pas plus soumise et complaisante, prête à tout pour le satisfaire.
Une choses est sure chère Elisa, c'est que c'est avec la tête que l'on se sort de l'intoxication affective et psychologique par un narcissique! La têter donc l'intelligence, l'analyse.
Prenez du recul malgré la douleur poignante(j'ai connu)et lancinante et analysez jusqu'a ce que votre cerveau ait repris le controle de la situation.ça prend du temps, des mois...
# 06/09/2015 à 11:05 elisa
Bonjour Halto, encore merci.
Depuis le début de notre relation, des soucis ont fait jour. Mais je n'arrive pas à faire la part entre ce qui revient à ma trop grande anxiété, car je suis une anxieuse maladive, je suis agoraphobe aussi et il est facile d'imaginer que ma perception des choses est biaisée par mes peurs.
Cependant, j'ai toujours parlé de ce qui se passait entre nous à mon psy, pour être sûre de ne pas exagérer. Lors de nos premiers "rapports" intimes", j'ai entre aperçu un moment qu'il n'avait pas utilisé de préservatif et, quand je lui ai demandé s'il pourrait faire une sérologie, que j'ai faite moi-même, en gage de confiance, il m'a trouvée "excessive". j'ai du le supplier, de même pour les analyses à faire, après que j'ai découvert mes infections, de même lorsque j'ai découvert ses correspondances et que j'ai eu connaissance de ses tromperies. Mais, selon lui, je faisais des "crises", ces épisodes difficiles étaient de mon fait car je prenais les choses trop à coeur, que je manquais d'ouverture d'esprit, que j'étais hypochondriaque (ce qui est vrai, mais une mst, même si elle se soigne, que l'on transmet en connaissance de cause et qui provoque des infections durables chez l'autre est condamnable selon les médecins que j'ai vus). je sais que je suis émotionnelle, que j'ai peur, que j'ai besoin d'être rassurée, que je peux être impulsive, je sais que mes angoisses peuvent fausser mon jugement, sur le coup. Il me faut un peu de temps, et alors je me pose, j'écoute, j'essaie de comprendre, je renonce parfois à comprendre et j'accepte les choses, parce que l'autre a le droit d'être différent.
Du moins, je crois. Il vous fait l'effet d'un enfant gâté et capricieux mais c'est moi qui me demande si je 'n'ai pas été capricieuse, si je n'ai pas manqué d'empathie, si je n'ai pas manqué de compréhension. Il m'a dit avoir du "endurer" mes crises et et n'arrive plus à savoir où j'en suis. Je n'ai plus d'intelligence, si j'en ai eu un jour !!.
J'ai contacté son ex maitressse ainsi qu'un des ses ex ami.Tous les deux m'ont dit qu'il dysfonctionnait, qu'il fallait le fuir, son ex ami m'a dit qu'il le pensait "sociopathe.
Cela devrait m'aider et pourtant, je doute encore. Tout ce que vous me dites est là, dans un coin de ma tête, et c'est comme si ce coin était verrouillé et que je refusais de l'ouvrir, comme si quelque chose d'autre me pousse à dire que tout ça n'est pas possible, que j'ai du me tromper, j'ai envie de hurler pour qu'il revienne, pour que celui que j'ai aimé revienne, pour revenir en arrière, dire "oui, viens, je me débrouillerai pour l'hôpital", pour contrôler ces satanées émotions qui font de moi une "malade mentale" à ses yeux. Je n'y arrive pas, je n'arrive pas à me dire qu'il est un monstre parce que, le monstre, c'est moi semble t-il.
# 06/09/2015 à 11:45 Halto
J'ai contacté son ex maitressse ainsi qu'un des ses ex ami.Tous les deux m'ont dit qu'il dysfonctionnait, qu'il fallait le fuir, son ex ami m'a dit qu'il le pensait "sociopathe..
Vous voyez ce sont des informations fortes. On est pas dans le ressenti douteux. Ce sont des gens qui le connaissent parfaitement!
Cela devrait m'aider et pourtant, je doute encore. Tout ce que vous me dites est là, dans un coin de ma tête, et c'est comme si ce coin était verrouillé et que je refusais de l'ouvrir, comme si quelque chose d'autre me pousse à dire que tout ça n'est pas possible, que j'ai du me tromper, j'ai envie de hurler pour qu'il revienne, pour que celui que j'ai aimé revienne, pour revenir en arrière, dire "oui, viens, je me débrouillerai pour l'hôpital", pour contrôler ces satanées émotions qui font de moi une "malade mentale" à ses yeux.

Vous êtes encore sous l'emprise de vos projections idéalisées sur lui, et sous l'emprise de sa culpabilisation permanente. Avec un manipulateur, soit vous filez doux et vous n'êtes qu'une marionnette son service, soit vous revendiquez des choses et vous êtes la personne à abattre refusant la toute puissance du maître.
Je voudrais bien reprendre la liste interminable de tout ce qu'il vous a reproché, et surtout la façon dont il vous a asséné la faute à chaque fois avec ces termes définitifs et saturés de toute puissance : "excessive", "irrespectueuse","attitude inappropriée", "égoiste", "irrationnelle", ""malade mentale", "arguments irrecevables", "vous faites une rupture psychotique", il vous"réprimande", "il vous propose d'être "sa maîtresse"...Oui j'ai relevé chaque expression qu'il vous a assenée. C'est du lourd! Il vous infantilise ou vous tient scandaleusement et responsable de crimes de lèse majesté. Odieux!
Et je ne parle pas des contradictions hallucinantes visant à vérifier votre soumission tout en développant votre dépendance affective.
Pour moi c'est un manipulateur type. je n'ai aucun doute la-dessus.
Un indice de taille : vous vous êtes très vite méfiée de lui, et avez même utilisé le mot "peur" a plusieurs reprises. "Peur" face à lui...
# 06/09/2015 à 12:18 elisa
Merci Halto.
Je me sens fatiguée de ces nuits où je réécris l'histoire, où je modifie tout que j'ai dit par ce que j'aurais du dire. Oui, il est manipulateur et je le lui disais parfois, sur le ton de l'humour. Il m'a souvent demandé si je pensais qu'il était un pervers narcissique, il disait aussi assez souvent "oh là là, ce que je viens de dire ressemble au discours d'un parfait manipulateur". Je ne comprenais pas pourquoi il y faisait si souvent référence, pourquoi il voulait à ce point savoir ce que j'en pensais. Et je me disais que, s'il était conscient d'agir ainsi, c'est qu'il ne l'était pas !!
Je suis perdue, je suis, comme vous dites, attachée à l'image que j'avais de lui, à ces projections dont vous parlez. Et je ne sais pas comment faire pour m'en sortir. Je me sens vieille, mes rêves ne pourront plus se réaliser, il était ma dernière chance, il m'a dit qu'il serait honoré de réaliser mes rêves, qu'il voulait être celui quia lait me permettre de vivre enfin ce que je voulais vivre. J'ai résisté aussi longtemps que j'ai pu pour ne pas y croire, et c'est au moment où j'ai lâché prise, où j'ai décidé de lui faire confiance que tout a basculé. Il me reste une question : pourquoi ? Que lui ai-je donc fait pour qu'il ait eu envie de me faire si mal ?
# 06/09/2015 à 13:00 Halto
Ils font mal pour oublier leur souffrance omniprésente d'après ce que j'ai lu dans Sos Pervers un livre écrit par des psychosociologues belges ou canadiens je ne sais plus, alertés par la prolifération des PN dans les sociétés atomisées par l'individualisme et le narcissisme. D'autres disent qu'ils sont mauvais foncièrement et usent de leur charisme pour détruire les gens capables de bonheur et qui rayonnent par leur bonté ou leurs dons...Bref ils n'éprouvent pas de sentiments mais de l'envie. Une envie haineuse. Si vous croyez dans la bonté d'un être humain , vous devez logiquement croire dans la volonté de nuire chez d'autres. Les deux tendances existent : celle de soulager ou d'aider aurtrui et celle de vouloir lui oter son rayonnement et sa joie de vivre.
Rassurez vous on s'en sort très très très bien meme si cela met du temps d'accepter d'avoir été bernée et manipulée, et d'avoir donner prise à ces créatures malveillantes. Car notre part de responsabilité(passivité par exemple) est à reconnaitre et à accepter aussi.
# 06/09/2015 à 15:29 elisa
Halto, croyez-vous vraiment que l'on puisse se relever ? Je ne m'en sens plus la force, je sens que je sombre, chaque jour un peu plus. Et cela ne m'effraie pas, parce que je me dis que plus rien n'a de sens. Une part de moi est là, une autre semble s'éteindre.
# 06/09/2015 à 16:52 Halto
Oui on peut se relever! J'ai cru que toute ma vie allait se jouer en noir et blanc, avec d'un côté la morsure du regret et de l'autre la mort de l'espérance. Mais après quelques temps on refait surface. On sent que l'on quitte le désespoir peu a peu, on redevient soi-même en plus fort, en plus lucide- et echecs et maths pour le pervers-avec autant d'énergie qu'avant.
Patience, plus que courage et puis un conseil : écrivez votre colère , écrivez vos désillusions. Cela nettoie et met à distance aussi.
# 06/09/2015 à 17:31 elisa
Merci beaucoup. Je n'ai que ces mots. Votre présence m'aide, même si cela ne se voit pas quand j'écris. J'aurai sans doute encore besoin de vous lire je crois. Parce que je doute, encore. Quand vous dites que, pour vous, c'est un manipulateur type, et vous ne le dites pas à la légère, vous ne me l'avez pas dit de suite, et je vous en remercie parce que j'ai entendu si souvent "c'est un pn, fuis", que je n'arrivais même plus à croire mon entourage. J'en suis arrivée à me dire que j'étais si forte que je me faisais passer pour une victime et que mes propos travestissaient la réalité. Et je le crois encore, j'ai l'impression que, si j'avais été plus douce, plus conciliante, plus compréhensive, pas aussi émotive, pas aussi effrayée, pas aussi en demande de sécurité, les choses auraient été différentes.
Alors, je m'en veux. Je ne sais pas ce qu'une autre femme aurait fait à ma place. je me suis demandé si je n'avais pas été exigeante en demandant une sérologie hiv parce qu'il ne voulait plus porter de préservatif, est-ce que j'ai eu tort quand je lui ai dit que je voulais rompre, apprenant qu'il m'avait contaminée alors qu'il disait avoir oublié qu'il était porteur de cette mst, aurais-je du être plus douce. J'avais si peur et j'avais mal aussi et cela m'a peut-être rendue exigeante. Ai-je eu tort de lui dire que je préférais lui rendre sa liberté quand j'ai découvert qu'il me trompait. Il disait que c'est moi qu'il aimait, qu'il était "perdu" par cet amour si grand, qu'il avait besoin de temps, il disait aussi que les autres n'étaient que des "coups" et que c'est moi qu'il aimerait. Suis-je trop étroite d'esprit ? Ai-je été excessive quand je lui ai dit que je le trouvais irrespectueux d'avoir livré tous mes secrets, que je lui avais confiés, à une fille avec qui il échangeait par mails de façon impudique. Je lui expliquait que mon intimité, mon histoire personnelle, et il avait insisté pour que je la lui raconte, il sentait mes réticences mais il disait que c'était la condition pour que notre relation perdure, que les non-dits le faisaient fuir; je lui disais que tout cela faisait partie de moi mais que je ne voulais pas qu'il jette cela en pâture, que c'était mon identité, mon intimité. Il répondait que j'étais trop pudique, qu'il ne le comprenait pas et que, par conséquent, il ne pouvait pas respecter quelque chose qui n'avait pas de sens pour lui. Etais-je trop pudique ? Ai-je eu tort de lui dire que je ne voulais pas tout quitter pour aller vivre en Bretagne, que faire un enfant sans savoir où nous allions était grave, qu'il n'avait pas à décider seul comme il l'avait fait, alors que lui l'avait fait POUR moi, pour répondre à ce désir qui était là depuis si longtemps en moi. N'ai-je pas été capable de voir sa générosité ? Ai-je été stupide de ne pas lui dire les choses telles qu'elles étaient concernant mon hospitalisation, ai-je manqué de simplicité ? Je n'arrivais plus à parler, je lui en voulais sans doute de faire passer son fils avant moi, parce que j'avais besoin de lui à ce moment là. Et puis, je me suis organisée, et je suis revenue vers lui plus apaisée, plus rassurée parce que j'allais être accompagnée d'une amie, c'est airs que j'ai pu lui en parler mais il n'a pas voulu entendre. Ai-je été stupide comme il l'a dit, ai-je été jalouse, ai-je été incapable de partager ? Il y a toujours 2 lectures d'une même histoire, et j'ai tendance à croire que la sienne est la bonne, parce que ce n'est pas lui qui consulte un psy, c'est moi !!
C'est si difficile.
# 06/09/2015 à 18:02 Halto
[i]je me suis demandé si je n'avais pas été exigeante en demandant une sérologie hiv parce qu'il ne voulait plus porter de préservatif, est-ce que j'ai eu tort quand je lui ai dit que je voulais rompre, apprenant qu'il m'avait contaminée alors qu'il disait avoir oublié qu'il était
porteur de cette mst, aurais-je du être plus douce. [/i]


Ai-je eu tort de lui dire que je préférais lui rendre sa liberté quand j'ai découvert qu'il me trompait


Suis-je trop étroite d'esprit ? Ai-je été excessive quand je lui ai dit que je le trouvais irrespectueux d'avoir livré tous mes secrets, que je lui avais confiés, à une
fille avec qui il échangeait par mails de façon impudique.


Il répondait que j'étais trop pudique, qu'il ne le comprenait pas et que, par conséquent, il ne pouvait pas respecter quelque chose qui n'avait pas de sens pour lui. Etais-je trop pudique ?

-je été stupide comme il l'a dit, ai-je été jalouse, ai-je été incapable de partager ? Il y a toujours 2 lectures d'une même histoire, et j'ai tendance à croire que la sienne est la bonne, parce que ce n'est pas lui qui consulte un psy, c'est moi !!


Non vous n'avez eu aucun TORT et chaque femme normale dans sa tête aurait agi comme vous. Si vous allez provisoirement chez le psy c'est parce que ce type est toxique. Il vous a empoisonnée, intoxiquée et il vous faut quelque thérapeutique. Plus je vous lis et plus je le hais. Comment a-t-il pu vous faire inverser le sens des principes et des valeurs de sorte que vous vous trouvez coupable alors que vous êtes victime?!
Révoltant et je lui souhaite de tomber sur une femme qui connait les PN et qui lui en mettra plein la figure!!!
# 06/09/2015 à 18:33 elisa
Halto, je pensais connaitre un peu les pn. Mon ex compagnon durant de nombreuses années m'avait bien abimée et j'avais découvert la notion de pn par hasard. J'avais des signes d'alerte en tête, des sortes de marqueurs et lui ne les avait pas, il me semblait. Peut-être les 800 km qui nous séparaient ne me permettaient pas de les voir. Une amie m'a dit qu'inexistant bien des profils différents de pn. Moi, j'en étais restée à l'idée que c'étaient des gens très entourés, avec une cour d'admirateurs, des gens très productifs, hyperactifs, des gens qui ne font pas de compliments, qui ne montrent pas leurs défauts, qui se montrent généreux pour endormir l'autre. Et là, c'était un homme apathique, qui passait la majeure partie de son temps à dormir, qui me parlait constamment de sa fatigue, au point que j'avais demandé à un ami médecin s'il pouvait me renseigner et s'il pourrait le recevoir un jour, cette surfatigue dès qu'il faisait la moindre petite chose m'étonnait. Quand il venait chez moi 3 jours, je ne le voyais que très peu, il restait dans la chambre. Parfois, j'entendais un peu de bruit, il jouait aux échecs sur son téléphone ou écoutait la radio, avant de se rendormir. Il n'avait pas d'amis, il me disait que j'étais sa seule amie. Il correspondait uniquement avec des femmes, celles qu'il rencontre sur des sites , qu'il draguait, celles avec qui il avait eu une liaison éphémère et avec qui il essayait de garder le contact. Il n'avait pas de vie sociale et me disait que tous ses collègues profs étaient inintéressants à ses yeux, ou alors que ceux qu'il avait pris pour ses mas l'avaient tous trahi. Il n'était pas séducteur dans les magasins, avec les gens qu'on pouvait rencontrer dehors le peu de fois où on est sortis, il était en retrait. Il me disait qu'avec moi, les gens souriaient mais pas avec lui. Il ne m'a jamais fait de cadeau, c'est moi qui lui en ai fait. Il a un salaire de 4000 euros et moi de 900 euros mais, comme il me l'a dit, je suis plus riche que lui. Car je suis seule tandis qu'il a 4 pensions alimentaires et une maison à payer.
UN jour, j'ai acheté des biscuits artisanaux de ma région pour qu'il les emporte et les partage avec son plus jeune fils. J'ai oublié que ce dernier avait du diabète. J'y ai pensé ensuite, me disant que, peut-être, il avait le droit de manger quelques biscuits de temps en temps, je lui ai dit "ça ira quand même pour les biscuits" et il m'a répondu "c'est maintenant que tu y penses". J'ai eu honte. Je croyais aussi que les pn ne savaient pas rire pour de vrai, que leur rire était toujours théâtral. Et lui lors de nos premiers échanges, a eu un jour un rire spontané sonore qui m'a fait penser" il rit, il rit vraiment, " et ça m'a rassurée. Je ne savais pas qu'il existait des pn qui pouvaient être apathiques, se désoler de leur solitude, dire "j'ai peur d'être seul parce que j'ai peur du vide", "j'ai besoin de toi, tu es ma seule amie". J'ai cru qu'il était en dépression, il me disait qu'il avait besoin de quelqu'un de doux pour ne pas lui faire mal et il m'a quittée parce que, selon lui, je lui ai fait mal, en refusant de le voir 3 jours, ce qui lui tenait le plus à coeur. Il affirme qu'il volait être là pour moi à l'hôpital mais que je ne lui ai pas demandé, qu'il s'est senti abandonné. Que répondre à ça !
# 06/09/2015 à 19:08 Halto
Bon il a l 'air plus sympathique d'un seul coup mais cela n'empêche rien car les manipulateurs soufflent le chaud et le froid, ont des attitudes tellement contrastées qu'on pourrait les croire bipolaires. Il savent être charmants, même angéliques et créer des ambiances idéales, puis peu après et sans qu'on sache pourquoi le visage se ferme, le ton se fait sec et le regard hautain.
Le profil du pervers pour moi n'est pas tellement dans leur attitude, leur gestuelle ...mais dans les techniques d'emprise et les comportements "bipolaires", la culpabilisation etc...
Non je ne peux pas passer sur la façon qu'il a de vous attaquer et de vous dévaloriser dès qu'il y a insatisfaction pour lui. C'est un arrogant sans empathie.
# 06/09/2015 à 19:32 elisa
Oui, le visage qui se ferme, le regard froid et fixe, c'est une chose que j'ai souvent vu chez lui.
Il parlait, et puis, soudain, à cause d'une de mes réactions ou que sais-je, il tournait lentement la tête vers moi, me regardait droit dans le yeux, son ton était monocorde, distant. Parfois, il disait de façon subite "je ne suis plus en mesure d'interagir avec toi" sans que je sache pourquoi. Ou parce que je l'avais fâché. Nous étions à la mer, cela faisait 2 ans que je n'avais pas vu l'été à cause d'un diplôme que je passais. Je rêvais de voir le coucher de soleil avec lui, d'être là, simplement, heureuse. Il voulait me faire la lecture d'un auteur qu'il m'a fait découvrir mais que je n'ai pas aimé. Je n'avais rien dit avant qu'il me demande mon avis. Quand je le lui ai donné, il m'a dit que j'étais "élitiste". Alors, j'ai accepté qu'il me fasse la lecture. Il n'a pas voulu qu'on soit au soleil, nous sommes d'abord allés dans un café puis nous sommes restés derrière un mur, ne voyant pas la plage, pas la mer, pas le soleil. Je l'ai écouté durant près de 3 heures et il a senti que j'étais un peu lasse. Il a arrêté, un peu amer que je n'adhère pas plus que cela. J'ai cru qu'on pouvait alors regarder le coucher du soleil mais il m'a dit d'un coup qu'il sentait la fatigue tomber sur son crâne. Alors, je lui ai proposé de rentrer, j'ai renoncé au coucher du soleil. Chez moi, il m'a dit qu'il ne pouvait plus me parler pour le moment. J'ai eu l'impression qu'il me punissait de ne pas avoir aimé le livre.
Bien des fois, il m'a imposé le silence, il ne répondait pas à mes questions, à mes mails, il me disait "j'ai pensé que nous ne comprenions plus et qu'il était vain que je réponde". Je n'ai jamais eu mes réponses. Lorsque moi je gardais le silence, parce que je travaillais, il me disait que je le laissais en souffrance. Quand je ne souhaitais pas parler de certaines choses, il me demandait de changer, de me livrer davantage, il me trouvait inhumaine et méchante. Quand lui ne répondait pas à mes questions, il disait qu'il y'a un moment où le silence s'imposait pour me faire réfléchir.
Il a eu d'étranges réactions parfois, des réactions violentes. Un jour, je le lui ai dit et il a répondu que je l'avais poussé à bout. En revanche, quand lui m'a soupçonnée d'avoir un de mes amis comme amant, que j'en ai eu assez de ses insinuations, que j'ai lancé le torchon sur la table, il m'a dit qu'il était choqué parce qu'il considérait que je l'avais frappé avec le torchon. C'est la table que le torchon avait touché !
J'aurais aimé qu'il soit là à l'hôpital. Je n'ai pas eu le courage de lui dire tout de suite, parce que j'avais honte de faire une fausse couche alors qu'il me parlait en même temps de son fils. j'ai eu peur qu'il me dise que je n'étais bonne à rien, tandis que son ex lui avait donné un fils. Le lendemain, je lui ai dit "viens" , je lui ai dit ce qui se passait mais il a dit que c'était trop tard, que j'avais joué avec lui, que j'avais menti, que c'est pour ça qu'il me quittait. Il m'a dit qu'il aimerait une femme plus simple que moi, moins retorse.
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