Etait-ce un manipulateur ?

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# 09/02/2015 à 21:47 Dentraygues Chloé
J'ai un témoignage à donner.

J'ai 30 ans et en mai dernier, j'ai rencontré un voisin qui habite à l'étage au dessus de mon immeuble. C'était un garçon au look "bad-boy" mais qui avait un charisme fou et je littéralement tombé sous son charme. Il est allé très vite, a voulu me présenter à tous ses collègues, ses amis... Mais ça a vite bugué car ses collègues et amis boivent bcp et consomment de la drogue, ce que je n'aime pas. J'apprends du même coup que, la drogue, c'est mon copain qui la leur fourni. Ce qui en fait un dealer.
Tout de suite ma tête a lancé le signal d'alarme. "il faut que tu le quittes au plus vite" et c'est ce que j'ai fait, le soir-même. Mais le lendemain matin il venait toquer à ma porte et le lendemain soir je suis retombée dans ses bras. Il m'a dit "le deal c'est fini. J'arrête tout. Tu comprends ? J'ai trouvé une jolie petite chérie, une fille bien. Je veux plus de cette vie de dealer, je veux marcher droit".
Au début il a tenu parole. Plus de deal, plus de soirées avec ses potes bourrés, mais au bout d'un mois, un autre problème est venu perturber notre couple. Le patron de mon copain voulait le virer car mon ami parle très mal à la femme du patron qui est aussi sa supérieure. J'ai dit à mon ami qu'il avait déconné car c'était des gens biens, mais il a rien voulu savoir, il a voulu que je l'aide à entamer une procédure aux Prud'hommes contre eux sous prétexte qu'ils n'avaient pas déclarés toutes les heures effectuées, ce qui était vrai, mais ces heures lui avaient été payées a black.
Bref, suite à ça, je lui dit d'aller vite s'inscrire aux assedic. Il me dit "je peux pas. Je les ai escroqué pendant 2 ans". Voilà une autre histoire encore. Ce mec a dealé, a escroqué les assedic, quoi encore ?
Mon copain cherche du travail mais n'en trouve pas. S'ensuit un long mois très pénible où il manque de tout et reçois des lettres d'huissiers de partout. Sa banque engage une procédure contre lui car il a un trop gros découvert, EDF lui coup l'eau chaude, La Free s'arrête. Je suis désemparée. Tous les matins, je me lève en me disant que je dois le quitter avant de sombrer avec lui et tous les soirs il arrive à me convaincre du contraire. Il me ment. Il prétend avoir des promesses d'embauches qu'il n'a jamais eue. Il m'offre des fleurs et des croissant qu'il achète avec mon argent car lui n'en a plus. Il devient d'une humeur execrable. Il pique des colère sans cesse et sans prévenir. Il me fait peur. Il me dit que c'est à cause de moi parce que je l'ai "forcé" à arrêter la cannabis (alors qu'en vérité je ne le lui ai pas demandé, il l'a fait de lui même).
Mon quotidien devient horrible et au mois d'octobre, je décide sur un coup de tête de partir souffler un peu chez ma mère à l'étranger. Lorsqu'il l'apprend, mon copain devient fou. Il dit que j'y vais pour le tromper. Je lui dit que je le quitte que c'est fini. Il me poursuit dans les rues dès que je sors promener mes chiens et il parvient à attraper mon sac depuis son scooter et tire fort dessus. J'ai peur, je hurle au secours. Une dame vient m'aider. Je récupère mes affaires et je cours me réfugier chez moi. Mais mon copain qui est aussi mon voisin a été plus rapide que moi. Il m'attend devant ma porte d'entrée. J'essaie d'entrer sans le laisser passer mais il bloque la porte avec son pied. Il m'insulte, me dit des choses très douloureuses et violentes. J'appelle la police et il s'en va.

Le lendemain, je choisi de faire une main courante mais pas de porter plainte car j'aime encore mon voisin et je veux lui donner une chance de se reprendre. Ce fut une erreur.

une semaine après ma main courante, mon voisin entreprend un harcèlement en règle. Il sonne à ma sonnette jour et nuit. Je la désactive alors il sonne à l'interphone, je le décroche, alors il toque à n'en plus finir. Lorsque je sors, il est toujours là, toujours. Il me suit partout, m'insulte, me menace, menace le seul ami qui ai osé venir me voir. Il dit qu'il va lui "faire son affaire".

J'ai peur et je n'ai pas de nouvelles de la police. Je demande à un ami, de se renseigner sur son passé judiciaire. Et là ! qu'est-ce que je vois ? Une vingtaine d'interpellation. traffic de stupéfiants bien sûr, mais aussi violences volontaires aggravées avec un nombre impressionnant d'ITT , cambriolages et pire de tout, aggression sexuelle sur mineure de 15 ans.

Au vu de ces information, je ne comprends pas l 'inaction de la police. Je retourne les voir et ils m'apprennent qu'ils ont reçu mon voisin, que mon voisin leur avait montré des messages que je lui avais envoyés (pour tenter d'apaiser les choses, j'avais peur) et que donc, ce n'étais plus vraiment du harcélement mais plutôt un couple qui se chicanait.

J'ai compris que j'étais seule et que mon seul salut serait de partir mais je travail à mon compte et pour déménager il faudrait d'abord que je trouve un CDI et que j'y bosse au minimum trois mois. Je tente donc une nouvelle stratégie. Pour éviter que mon voisin monte dans la violence et pour réussir à tenir 3 mois psychologiquement, je me remets à lui parler avec douceur. Comme si j'avais encore des sentiments. D'ailleurs, ce qui est dingue c'est que j'avais vraiment encore des sentiments, mais ce n'était pas de l'amour, c'était autre chose. Comme une dépendance. J'avais besoin de le voir comme d'une drogue et quand on se voyait pas j'étais en manque.

Ma stratégie a marché, mon voisin est redevenu doux, il a cessé les insultes et les menaces mais a poursuivi le harcèlement car il venais toquer au moins deux fois par jour et s'arrangeait toujours pour que je repousse mes propres projets afin de faire ce que lui voulait faire.

Fin 2014, je craque, j'en peux plus. Je le quitte une nouvelle fois. Pas de nouvelles pendant trois jours puis, je le croise dans le couloir. J'essaie de monter plus vite que lui mais c'est trop tard, il a réussi à rentrer chez moi. Il s'est mis à me bousculer prétextant que je devais effacer tous les messages qu'il m'avait écrit si c'était fini entre nous. Je refuse car j'en ai assez qu'il me dicte ma conduite. Lui me dit "ah tu vois, ça prouve que tu m'aimes encore". J'esssaie de prendre le tél pour appeler la police. Il se jète sur moi et me tord le poignet pour que je lache le combiné. J'ai peur, je hurle. J'essaie d'ouvrir les store pour faire signe dehors mais mon voisin m'en empêche. Je prends un second tel pour appeler la police et rebelote. Il me pousse, m'insulte, me tord les poignet, m'envoie dans les murs, sur le sol...

J'essaie de m'enfuir par la porte de sortie et là, tous mes voisins sortent pour dire qu'ils ont appelé la police. Mon ex copain fait mine de ne pas être impressionné mais je vois qu'il est désarçonné. Quand la police arrive il tient un discours illogique. Il dit que si je porte plainte contre lui pour violences volontaires et violation de domicile, lui portera plainte pour m'obliger à effacer ses textos. Du grand n'importe quoi.

Le lendemain je suis allée porter plainte et j'ai vu un médecin légiste qui n'a retenu que 2 jours d'ITT car les marques physiques n'étaient pas importantes mais les stigmates psychologique que ces mois de relation malsaine ont laissés en moi sont bien plus importantes.

Depuis j'ai appris que mon ex ne payait pas son loyer depuis plus d'un an. Il a réussi à gagner la confiance du propriétaire pour ensuite abuser de lui à son tours, comme il a abusé de moi, comme il a abusé des assedics et de bien d'autres personnes ou structures sociales.

Voilà, je ne reconnais pas le pervers narcissique au look irréprochable car lui avait une tête de bad boy. Mais je reconnais le manipulateur dans le fait qu'il m'a toujours dit ce que je voulais entendre, mais sans jamais aller jusqu'au bout de ses promesses. Je voulais un mec bien et posé ? Il allait devenir ce mec bien et posé. Je voulais un bébé ? il fallait que j'arrête de chercher, j'avais sois-disant trouvé le père. Je voulais qu'il boive moins ? il arrète net (mais continue de boire en cachette). Il a su détecter mes besoins et y répondre mais c'était du vent, c'était un piège pour me rendre à sa merci et m'utiliser pour son besoin narcissique (il disait que ça faisait bien dans le quartier de sortir avec une fille chic comme moi), sexuel et pécunier. Sans parler de tous les conseils que je lui ai donné pour qu'il connaisse ses droits.

Il voulait que je sois sa chose. D'ailleurs il m'interdisait de parler aux autres hommes en sa présence...
# 11/02/2015 à 08:05 Halto
Bonjour Chloé,
J'ai lu votre témoignage hier ou avant-hier mais je n'ai pas eu le temps d'y répondre.
D'abord n'attendez rien de la police tant qu'il n'y aura pas eu de passage à l'acte. Les affaires de violences conjugales, les flics s'en tapent jusqu'en enfer! Mais rassurez vous cela ne vous arrivera pas car vous êtes prudente.Restez sur le qui-vive, et en cas de menace ou d'agression retournez au commissariat en exigeant de déposer plainte. Malgré ce qu'ils disent, ils n'ont pas le droit de vous refuser une plainte. Si jamais ils le font malgré tout, allez en gendarmerie. Ils sont souvent plus réactifs, et prendront votre plainte.
La malhonneteté du personnage, et les violences sur mineure sont très inquiétantes, et malgré l'attirance, il faut cesser toute relation intime.
Comment allez-vous? Pas trop stressée??
# 12/02/2015 à 19:19 Dentraygues Chloé
Bonjour,

J'ai fait un dépôt de plainte le lendemain de mon agression. Pour le moment je n'ai pas de nouvelle mais je devrais en avoir demain car l'agent de police judiciaire qui a reçu ma plainte sera là.

La police ne m'a jamais dit qu'ils ne pouvaient pas prendre une plainte de ma part. C'est moi qui au début des conflits, ai choisi de ne commencer que par une main courante afin de donner une chance à mon voisin de se calmer de lui-même.

Je vous remercie infiniment de me demander comment je vais. Deux semaines après l'agression j'ai eu un gros contre coup difficile à vivre.Aujourd'hui ça va mieux car mon voisin fait profil bas et même si je le croise régulièrement dans les couloirs, il ne me parle pas, moi non plus, et ça me va comme ça. Normalement il devrait être expulsé à la fin de la trève hivernale, car il ne paie pas ses loyers depuis longtemps.

Je sais cependant qu'il est imprévisible et je reste sur mes gardes. Je pense qu'on ne peut pas lui faire confiance pour se mettre des limites et s'imposer un comportement plus de quelques jours. Je pense que son attitude de profil bas est liée à une action de la police et ne vient pas de lui. Je m'attends à vivre des représailles même si c'est dans très longtemps car il n'est pas du genre à pardonner. Mais j'y suis préparée et au moindre de ses gestes, j'appellerai la police. Mes amis m'entourent beaucoup et sont nombreux à se dire prêts à intervenir très vite si quelque chose devait à nouveau déraper.

Voilà, si mon témoignage peut servir à d'autres filles attirées comme moi par des bad boys.. parfois c'est juste un air qu'ils se donnent, mais attention, le plus souvent ce sont de vrais "méchants". Des garçons qui ont grandi dans la rue et qui ont adopté son système de valeur, qui utilisent énormément la peur, qui n'ont que peu de limites morales et qui sont prêts à aller très loin pour obtenir ce qu'ils veulent.

Tous les garçons qui ont connu une enfance difficile ne sont pas comme ça, mais certains si, alors grosses prudence quand un "bad boy" s'intéresse à vous. Apprenez d'abord à bien le connaître avant de juger si vous pouvez lui ouvrir votre coeur et votre porte.

Dans mon cas, mon voisin ne s'était pas montré ouvertement violent devant moi, sauf une fois où il avait frappé sa chienne avec une aggressivité totalement disproportionnée par rapport à la situation et à l'animal. Ca aurait dû me servir de mise en garde. Plus jamais je ne laisserai passer une scène de violence, même contre un animal. C'est TOUJOURS mauvais signe.

Merci encore pour votre réponse.

Chloé
# 13/02/2015 à 07:16 Halto
Bonjour Chloé,
Votre témoignage est important c'est vrai. Nous les femmes, on a tendance à protéger, materner, à pardonner...parfois à des gens mal structurés, structurés dans la perversité, mal intentionnés . On projette ce qu'on est aussi sur les autres. Si l'on n'est pas quelqu'un qui cherche à nuire aux autres, à profiter des autres etc, on pense que l'"autre" est à notre image. Ce processus de projection identification est banal, hors c'est là que l'on ne se protège pas.
Donc j'aurais du relire avant de vous répondre car j'avais compris qu'on vous avait refusé la plainte.Si fréquent, hélas! Excellente chose que cette plainte en tous cas car avec son passé judiciaire, il n'a pas trop droit à l'erreur.
Vous êtes bien entourée, c'est parfait. Attention au retour de flamme. Il peut essayer de revenir à tout moment. C'est même leur spécialité : lacher la proie, puis la rattraper, jeu du chat et de la souris.
Continuez à raconter ou à écrire pour analyser votre faux pas et prendre du recul. Cela aide aussi à se détacher.
Bon courage!!!
Cordialement
# 19/03/2015 à 10:49 nanou
Bonjour à tous
Bo jour à vous halto au passage . j'espère que vous allez bien. Vos enfants ça va? J'espère que votre combat à réussi avec votre pn.
Pour moi ça va.plus de contact avec mon pn malade et condamné à présent à un long traitement. Mais j'apprends qu'il dit du bien de moi à son voisin qui est mon collègue. Et il le sait. Et en lisant votre commentaire sur le chat et la souris je le suis dite est ce le cas où une simple reconnaissance. ..voilà bon courage à tous.
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